Danemark été 2010
Voergaard
Mardi 20 juillet 2010 
 
Grand beau temps au réveil et déjà chaud. Les chiennes ont hâte d’aller se baigner l’une après l’autre dans le fjord à une trentaine de mètres du camping-car. Le camping est grand mais n’offre aucune ombre.
La piscine est déjà en pleine effervescence, de même que le grand terrain de jeu situé juste à côté. Équipement classique : des Lego et un tapis à sauter !
Pour visiter le château de Voergaard, nous rebroussons chemin sur environ 60 km. Heureusement, il y a l’autoroute ! Au passage d’Aalborg, July meugle et signale qu’il y a un Mac Do dans un rayon de 10 km. Lors d’une précédente connexion, Gabriel a téléchargé leurs coordonnées de manière à les retrouver facilement. Depuis notre entrée sur le territoire danois, nous n’en avions repéré aucun alors que Jacques et Mireille dont nous avons suivi le périple lors de leur traversée du Danemark ont régulièrement utilisé ce moyen pour mettre leur blog à jour. 
 
Nous traversons le Limfjorden par un tunnel sous l’eau.
A notre arrivée sur le parking du château, il est déjà presque plein. Cigalon se retrouve au milieu de voitures avec le risque de ne plus pouvoir quitter le stationnement. Mais les Danois ont le respect d’autrui et laissent de la place autour du véhicule.  
Nous déjeunons rapidement. Il fait chaud ! 
 
Nous tombons en pleine fête médiévale et nous devons donc nous acquitter, en plus du prix d’entrée au château, du prix d’entrée à la fête. 
 
L’accès au château se fait par un large pont en briques enjambant les douves les plus larges du Danemark.
Le porche, en grès, est sculpté et surmonté des initiales de Frederik II, propriétaire du château au XVIème siècle.
La visite ne peut se faire qu’avec un guide et nous avons de la chance car à notre arrivée, il n’y a guère d’attente. Ce dernier nous remet une fiche explicative en anglais et une petite brochure en français. La version française semble être une traduction automatique alors que la version anglaise suit fidèlement les explications en danois données par le guide. Malheureusement, les photos sont interdites à l’intérieur du château. Je me sens toujours un peu frustrée dans ces cas … 
J’en ai trouvé quelques unes sur le net. Elles ne nous appartiennent pas et proviennent du site : http://www.noblesseetroyautes.com/les-chateaux-de-laristocratie-danoise-le-chateau-de-voegard/ 
 
On ne connaît pas très bien les origines du château de Voergaard si ce n’est qu’il a eu de nombreux propriétaires et une histoire mouvementée. C’est le comte Oberbech-Clausen, au début du XXème siècle qui a entrepris de restaurer l’édifice. Bien que Danois, il a vécu en France et a épousé la veuve du comte Chenu-Lafitte, fille du célèbre chirurgien Péan. A la mort de sa femme, le comte a vendu son château dans le Bordelais et s’est installé à Voergaard, emportant avec lui tableaux, vaisselle, mobilier … . Avant sa mort en 1963, il a décidé que le château devait être ouvert au public après son décès.
La visite débute par l’aile Renaissance bâtie au XVIème siècle, dans le salon d’or, appelé ainsi à cause de la tenture murale en peau de sanglier dorée. Tous les meubles sont français et datent du XVIIIème siècle sauf les quatre lustres de 1955, copies de lustres vénitiens. Une petite armoire conserve la vaisselle en porcelaine qu’utilisèrent Louis XVI et Marie-Antoinette pendant leur emprisonnement à la Bastille. 
 
La salle à manger se situe dans la partie la plus ancienne du château construite en 1350 de style gothique tardif avec des voûtes d’ogive et des briques vitrifiées rouges. Les meubles ont appartenu au père de la princesse, monsieur Péan, comme l’atteste le P sur le dossier des chaises. 
 
Dans le salon d’honneur, les fauteuils brodés au petit point de croix, datent du XVIIIème siècle. Dans cette pièce est exposé le costume de chevalier de Malte du comte Oberbech-Clausen. 
 
Le château abrite aussi quelques tableaux de maître : Goya, Le Greco, Raphael, Rubens, Fragonard se partagent la notoriété avec les peintres danois. 
 
Après la visite, nous gagnons la fête médiévale qui bat son plein.  
Des artisans montrant leur métier cohabitent avec des stands de jeux pour enfants et des hommes en armure.
Pour ceux qui auraient des doutes, le citron existait bien au Moyen-âge mais il était utilisé essentiellement comme arbre ornemental. 
Les étals de boissons et de nourriture sont pris d’assaut.
Seule différence avec nos fêtes locales, c’est le gobelet en terre cuite et vernissée qui sert de verre. Il est consigné !
Les chiens ne sont pas oubliés. 
Au retour sur le parking, nous retrouvons nos chiennes nous attendant sagement. Nous, on en a plein les pattes ! 
 
Se pose à nouveau la question du camping … Nous n’avons aucune envie d’aller à Aalborg et dans le récit de Nomade 59, nous avons lu qu’il existait une aire de service sur le port de Voersaa, au bord de la mer Baltique. Nous tentons le coup et trouvons un petit port de pêche, croquignolet à souhait avec ses cabanes rouges de pêcheurs. Il y a des prises de courant et un robinet d’eau avec un tuyau. Que demande de plus le peuple ? Le paiement s’effectue comme à Frederikshaven c'est-à-dire par enveloppe à glisser dans une boîte aux lettres. 
 
Nous avons bien du mal à suivre les circuits trouvés sur le net car les noms danois nous échappent complètement. Certains récits sont trop vieux et proposent un stationnement libre, ce qui à l’heure actuelle n’est plus autorisé. De temps en temps, nous arrivons à glaner une bonne info. Voersaa en est une !
Nous passons une soirée agréable avec la musique du vent. J’en profite pour écrire les cartes postales.