Danemark été 2010
de Esberg à Sondervig
Samedi 10 juillet
Une fois de plus, le jour qui se lève à 4h40 nous réveille. Pour nous, c’est bien trop tôt, on change de côté et nous voilà repartis dans un nouveau cycle de sommeil qui se termine cette fois-ci à 8h40 !
Oups, nous avons loupé notre heure habituelle et les chiennes n’ont même pas bronché ! Il fait grand beau temps !
Après les services, nous nous arrêtons pour faire quelques courses au supermarché. Nous sommes effarés par les prix ! Nous comparons des produits que nous connaissons bien ; en l’occurrence le thé L. que nous payons en France, 99cts la boite de 25 sachets ; ici elle coûte près du triple. Et encore … ce n’est qu’une boite de 20 !
Nous prenons la direction des plages de la mer du nord avec comme première étape Fovlet, juste après le port d’Esbjerg. Nous espérons parcourir aujourd’hui la digue de RingkØbing. Le beau temps s’y prête.
Nous nous arrêtons côté mer, derrière les dunes. Quatre colosses haut de 9 mètres, en béton armé, éclatent de blancheur au soleil, face à l’eau. Ce sont les «Mennessket ved Havet» réalisés en 1996 par Svend Wiig Hansen…
Il est midi et les Danois piquent-niquent ou font bronzette sur la plage. Il fait chaud et beau. Heureusement qu’il y a du vent !
Nous déjeunons dans le camping-car. Puis grande promenade entre dune et plage sur un sentier réalisé pour piétons et cyclistes, bordé par des buissons de rosa rugosa. Ces fleurs sont omniprésentes dans cette région, un peu comme les massifs d’hortensias en Bretagne.
Quelques courageux se baignent ! Chez nous les seules courageuses seraient les chiennes mais comme Osiris ne peut pas s’empêcher de laper l’eau, la baignade dans la mer lui est interdite. Au loin, nous pouvons observer le va-et-vient des porte-conteneurs dans l port.
Depuis ce matin, nous naviguons sans GPS, les directions sont clairement indiquées.
A Hjerting, nous visitons l’église ultra moderne. C’est la première que nous voyons de ce type. Jusqu’à présent, les édifices étaient soit construits en briquettes rouges, soit peints en blanc.
On est loin de la forme traditionnelle de l’église. L’intérieur est vaste et très clair.
Derrière l’autel des sculptures modernes retiennent toute notre attention. Les personnages filiformes avec de grosses têtes sont l’œuvre de Robert Jacobsen et représentent des scènes bibliques. Seule concession à la tradition, un bateau au plafond.
Le cimetière qui entoure l’église est un havre de paix et de fraîcheur.
Avant de nous engager sur la digue, une pancarte indiquant un port viking attire notre attention. Nous la suivons et découvrons encore un écomusée viking, malheureusement fermé. Il n’est que 17h mais au Danemark, ce n’est pas étonnant ! Dommage … Et encore une belle place pour bivouaquer ! Interdite
Nous avions peur de trouver de la circulation sur la digue de Ringkøbing. Il n’en est rien. Les Danois sont pour la plupart à la plage. D’ailleurs, il est à noter que leur conduite est tout à fait remarquable. Zen et courtois, ils respectent dans l’ensemble la vitesse autorisée. Ils n’ont jamais un mouvement d’humeur quand ils sont obligés de nous céder la place du fait de notre gabarit. Nous n’avons repéré qu’un seul radar sur l’autoroute. A l’entrée de chaque village un compteur indique notre vitesse. Si l’on dépasse la vitesse autorisée, deux feux orange clignotent. La prévention semble l’emporter sur la répression. Un modèle à suivre …
L’environnement sur la digue est bien particulier. La route est bordée à droite par les dunes et à gauche par le fjord. Les villages se nichent dans le sable, souvent en-dessous du niveau de la route et vraisemblablement en-dessous du niveau de la mer. De loin, on ne voit émerger que les toits. En se rapprochant, on distingue de mignonnes petites maisons avec des toits de chaume, de tuiles et de tôle. Elles ne sont pas toutes occupées et pourtant elles ne sont pas barricadées comme les nôtres lorsque qu’il n’y a personne.
La surface de l’eau frémit sous le souffle du vent. C’est le royaume des oiseaux et leurs cris rappellent que la mer n’est pas loin.
A Haurvig, nous nous arrêtons pour visiter une église plantée au bord du fjord.
Elle est fermée mais cela nous permet de prendre encore quelques photos de ce paysage bien typique que nous ne connaissons pas en France. Une pancarte sur le parking indique «no camping » !
A Hvide Sande, nous sommes obligés de stopper Cigalon devant le pont qui franchit le canal reliant la mer au fjord pour permettre à un voilier de gagner la mer.
Hvide Sande est un port au bord d’un canal artificiel au milieu des dunes. En effet, dans le passé, le fjord de Ringkøbing était ouvert sur la mer mais à présent, le seul passage possible est le canal de Hvide Sande. Le port sert d'approvisionnement et de soutien pour l'industrie offshore en mer du Nord.
A l'occasion du 75ème anniversaire de Hvide Sande, Leo Andersen a créé l'œuvre "Cycle". Ce monument est à la fois un mémorial à ceux qui ont péri dans un canot de sauvetage en 1951 et un symbole de la mort, de la fin du cycle de la vie.
Un peu plus loin, nous en profitons pour prendre du gasoil. C’est notre premier plein au Danemark, c’est dire que nous progressons lentement. La pompe automatique fonctionne à la carte bancaire. Pas de difficultés car les instructions sont notées en allemand. Le gasoil est un peu plus cher que chez nous (1,23 euros) mais d’après ce que nous avons pu voir, il y a des différences de prix entre les stations.
Sur les bas-côtés, ce ne sont plus des légumes et des fruits qui se vendent mais du bois. En plus le prix est indiqué également en euros ! Que demander de plus ? Sauf que nous n’avons pas besoin de bois !
A Norre Lyngvig, nous nous arrêtons un petit moment au phare. Pas question de grimper au sommet … Trop haut et trop tard !
Comme d’habitude, nous trouvons facilement à Sondervig le camping que nous avons sélectionné dans notre guide. Nous les choisissons de préférence avec une possibilité de connexion mais aussi selon le prix. Ils sont en général propres et bien équipés mais nous n’utilisons aucune des installations proposées sauf la connexion internet, le branchement électrique et les services pour camping-cars. Il est possible dans la plupart des campings de bénéficier de l’accueil « Quick stop », moins cher mais cela ne nous intéresse pas car l’arrivée se fait au plus tôt à 20h et le départ doit s’effectuer avant 10h. Trop court pour les escargots que nous sommes !
On nous propose une fois encore un grand emplacement et nous profitons des rayons de soleil tardifs pour prendre l’apéritif à l’extérieur.