Danemark été 2010

Sondervig
Dimanche 11 juillet 
 
Nous émergeons à 4h50, en même temps que le jour ! C’est l’orage qui gronde et la pluie qui tambourine sur le toit qui nous ont servi de réveil ! Le temps de fermer les lanterneaux et nous revoilà au lit… jusqu’à 8h. 
Après le petit-déjeuner, la pluie cesse, le ciel s’éclaircit un peu mais le soleil a du mal à pointer son nez. Quelle différence avec hier ! Point positif : il fait aussi moins chaud. 
 
N’ayant pas réussi à envoyer mon courriel hier soir, je vais régler la facture du camping puis je retourne à la salle de TV pour faire une nouvelle tentative pendant que Gabriel s’adonne consciencieusement à ses services. 
Pas plus de réussite ce matin ! Je contourne le problème en utilisant mon adresse gmail. 
 
Notre premier arrêt se fait à un kilomètre du camping, à Sondervig. C’est une petite station balnéaire et nous voyons pour la première fois des touristes, essentiellement danois. On retrouve un peu l’ambiance des lieux de villégiatures français avec leurs restaurants et magasins de souvenirs. Malgré le monde, nous n’avons pas de problème pour garer Cigalon.
Un petit passage à l’OT où l’hôtesse essaie de dire quelques mots en français – c’est tellement rare qu’il faut le noter ! - nous permet de situer le festival des sculptures sur sable. Nous avons préféré laisser les chiens dans leur niche car avec la pluie récente, j’ose à peine imaginer leur état au retour de la visite. Néanmoins comme presque partout au Danemark, ils ont droit d’entrer, tenus en laisse. Nous voyons d’ailleurs peu d’interdictions. Les Danois ont l’air de s’auto-discipliner. On peut être surpris du peu de papiers qui traînent au sol. Peut-être dû au grand nombre de poubelles installées un partout ? Pas de mégots non plus d’ailleurs … Propre … 
 
Les sculptures sur sable dont le thème de l’année 2010 est l’Égypte sont magnifiques. 
 
Un panneau explicatif à l’entrée indique comment ces sculptures prennent vie.  
 
Le sculpteur travaille par étapes : Avant même de commencer la sculpture, l’artiste doit fabriquer des caissons en bois dans lesquels, il met du sable et de l’eau qu’il compresse avec un patin vibrant. Il assemble les différentes formes puis se met à la sculpture proprement dite en commençant logiquement par le haut.  
On pourrait se poser la question si le sable ne se désagrège pas lorsqu’il pleut. Non, car l’eau se contente de s’infiltrer dans le sable qui est déjà humide. Les sculptures sont destinées à durer trois/quatre mois selon les conditions météorologiques (vent et pluie).
Elles sont magnifiques dans leur réalisation mais aussi dans l’exploitation fouillée des thèmes, aucun détail ne manque.
Lorsque nous quittons le site, le soleil se pointe enfin; dommage pour les photos mais la faim se faisant sentir, je n’ai pas envie de recommencer le tour. 
 
Nous déjeunons sur place avant de reprendre la route, jusqu’à Usby où nous nous arrêtons quelques instants pour faire le tour de l’église.
Malheureusement comme bien des fois, elle est fermée.
Le besoin de se dégourdir les pattes se faisant plus pressant, nous optons pour une grande promenade à Torsminde. Un des parkings est interdit aux CC mais ailleurs pas de soucis pour se garer.
Torsminde est un port de pêche et les chalutiers sont déjà de retour aujourd’hui – à moins qu’ils ne sortent pas le dimanche ? – et il n’y a pas d’animation.
Le village s’étend des deux côtés d’un canal creusé en 1870 qui relie la mer au Nissum Fjord. Son but est d’assécher le fjord mais cette première tentative échoue. Le canal et l’écluse sont améliorés en 1932 cette fois-ci pour protéger le fjord des inondations. A l’origine, l’eau s’écoulait du fjord dans la mer à travers différents bouches dans la digue. Mais celles-ci s’ensablaient régulièrement et l’eau ne pouvait plus passer provoquant ainsi des inondations des champs entourant le fjord.
Nous commençons notre promenade par la digue. Elle nous permet de jeter un regard sur la plage de sable fin classée « pavillon bleu ». Malgré le vent, des gens se baignent ! A noter que même là les chiens tenus en laisse sont admis.
Nous ne visitons pas le musée consacré au St-Georg, bateau britannique qui a coulé au large de Torsminde en décembre 1811 lors d’un ouragan et préférons traverser le chenal en franchissant l’écluse et nous rendre au port de pêche.
L’écluse a 12 petites portes et une grande permettant le passage des bateaux. Nous ne la voyons pas fonctionner. Peut-être parce que nous sommes dimanche ?
La criée a été construite en 1967. La vente de poisson a lieu tous les matins de la semaine à 7h. Tout le monde peut y participer, y compris les touristes à condition de respecter le commerce et … naturellement de se lever tôt ! Pas de risque pour nous !
Dans le port est amarré aussi le bateau de sauvetage en mer rénové en 1990. Il est construit de manière à être insubmersible. A son bord trois sauveteurs de métier et 7 volontaires.
Nous reprenons Cigalon et sur la route, ce ne sont plus des fruits, légumes ou bûches de bois qui sont proposés mais les habitants exposent toutes sortes d’objets… ce sont des vide-greniers à domicile ! 
Les dunes se succèdent laissant apparaître de-ci-de-là quelques toits de maisons.
Pour la première fois depuis notre entrée au Danemark, nous nous élevons quelque peu avant d’arriver à Humlum où nous avons sélectionné notre camping du jour. 
 
Accueil chaleureux d’autant plus lorsque l’hôtesse comprend que nous sommes Français et non pas Allemands. Les emplacements sont vastes et bien délimités pour ne pas être gêné par les voisins. D’ailleurs, nos voisins n’ont pas l’air d’être là. Nous sommes dans un coin où les caravanes sont vides ! 
 
Pour pouvoir se connecter, il faut se rendre près de l’accueil. Gabriel obtient une meilleure connexion que moi avec l’ordinateur portable. Bizarre, il va falloir que je voie le problème de près à notre retour et que je m’équipe éventuellement d’une antenne amplificatrice. 
Finalement en changeant de place, la connexion devient excellente et une partie de mes messages « à envoyer » file vers mes correspondants. Certains restent récalcitrants … Par contre personne à l’autre bout de google talk … les uns doivent se terrer dans leur cave pour échapper à la canicule, les autres regarder la finale du Mondial entre les Pays-Bas et l’Espagne. 
 
J’essaie de mener une conversation avec deux jeunes filles qui parlent un peu anglais. Pas vraiment évident … et cela me conforte dans l’idée qu’il faudra quand même que j’aille au cours d’anglais à la rentrée !