Danemark été 2010

de Odensud à Vilsud
Lundi 12 juillet 
 
La nuit a été très calme. Il a dû pleuvoir un peu et au réveil, il ne fait franchement pas beau. 
 
Comme d’habitude, nous prenons notre temps avant de quitter le camping. 
 
Un petit passage par la salle internet se solde par un échec. Pourtant la connexion était excellente hier … Mystère, mystère … 
 
Au moment de payer, nous nous rendons compte que c’est le camping le moins cher depuis que nous sommes au Danemark. Et, ce qui ne gâte rien, c’était aussi le plus calme. La différence de prix provient sûrement des équipements mais comme nous ne les utilisons jamais, cela nous est bien égal. 
 
Aujourd’hui encore deux digues au programme ; celle de Stadil Fjord puis celle de Nissum Fjord.  
 
A Oddensund, nous traversons le fjord du Nissum Bredning et abordons la Presqu’île de Thy. Les plages ici sont caillouteuses. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons au bord de la digue pour déjeuner. Le vent souffle mais nous avons une jolie vue sur le fjord.
Soudain Gabriel repère un phoque qui s’amuse à plonger quelques instants devant nous. Mais le temps de réagir, de récupérer l’appareil photo et de sortir du CC, il est déjà trop loin pour une photo valable… Tant pis, c’est Vanessa qui va être déçue !
Nous poursuivons la route jusqu’à Vesterling où l’église du XIIème siècle renferme la tombe des amants maudits danois légendaires, Kirsten et Buris. Les deux parkings sont joliment pavés et construits sous le niveau de la route, derrière un monticule de terre de manière à être invisibles.
Je ne visite pas l’église car j’ai tout simplement oublié le porte-monnaie dans le camping-car et le courage me manque pour rebrousser chemin et revenir. L’église de l’extérieur n’a rien de particulier et ressemble à toutes celles que nous avons déjà vues. 
En face, se dresse un moulin à tête pivotante.
Voilà une « éolienne » bien plus jolie que celles qui décorent notre horizon depuis une semaine maintenant. Ce n’est pas le bon jour de visite et nous nous contentons d’en faire le tour et quelques photos.
Poursuivant sur la route 527, nous traversons à présent une région boisée. Il n’y a pas grand-chose à voir sinon repérer assez tôt une petite caisse avec des fraises. (jordbaer). Mais la plupart propose plutôt des pommes de terre (kartofler). Il faudra donc attendre demain ! 
 
Le paysage devient austère. La route sillonne entre les dunes claires et les tourbières rousses agitées par le vent. Peu d’habitations et lorsque nous arrivons au port d’Hanstholm, nous avons l’impression d’arriver au bout du monde. Par sa position Hanstholm a été un élément capital dans le verrou du mur de l’Atlantique. De la lande émergent des casemates. A présent, Hanstholm est devenu un port de pêche où il n’y a rien à voir ainsi qu’un port pour les ferries partant pour la Norvège, l’Angleterre et les Îles Féroé.
Nous trouvons un magasin Aldi et décidons d’y faire quelques courses. A l’étranger, nous aimons faire nos achats dans cette enseigne car les produits ont souvent un étiquetage en allemand, ce qui facilite bien les choses et évite des choix erronés ! A la caisse, on peut payer en euros, en couronnes norvégiennes ou en monnaie danoise. 
 
Nous achetons notre premier yaourt danois … une brique d’un litre. 
 
Au retour dans le camping-car, je m’empresse d’y goûter… Verdict : excellent !
A la sortie d’Hanstholm, nous repérons un mini-camping au bord d’un étang mais nous voulons encore avancer un peu et poursuivons jusqu’à Vilsund où nous arrêtons juste avant de franchir le pont qui mène à l’Île de Mors.  
 
Au camping, le propriétaire est en congé ; sa remplaçante ne parle pas l’allemand et ne comprend pas grand-chose en anglais. Difficile de compléter la fiche d’admission … Elle nous fait comprendre qu’elle est désolée de ne pas pouvoir nous parler. Nous nous installons donc à l’à-peu-près laissant les problèmes administratifs pour demain matin.
Les chiennes ne sont pas mécontentes de sortir de leur cage
La soirée se solde par une bonne averse et un orage. La nuit tombe encore plus tard ici, preuve que nous remontons peu à peu vers le nord.