Danemark été 2010
Ile de Mors
Mardi 13 juillet
Toujours gris ce matin mais il ne pleut pas. Nous faisons les services avant de partir.
Aujourd’hui, c’est une incursion sur l’Île de Mors qui nous attend. D’une surface de 367 km², elle se situe dans le Limfjord et est rattachée à la terre par un pont levant qui enjambe le fjord. Le paysage change. A présent, se déroulent devant nous une succession de collines couvertes de cultures qui se terminent par des falaises tombant dans l’eau du Limfjord. Les fermes, disséminées ou regroupées en tout petits villages, n’ont plus le charme de celles rencontrées sur la digue de Ringkøbing.
Une route étroite nous mène aux falaises de Hanklit. Heureusement que les Danois roulent lentement ! Un parking au bord du fjord accueille Cigalon.
Petite balade sur la grève.
Des plis bien visibles se sont formés il y a très très longtemps.
Les falaise sont constituée de cendres volcaniques et de craie. Nous en ramassons quelques « cailloux » bigarrés blancs et noirs pour ma collègue Claire. En cas de fort vent, le passage est inutilisable car l’eau monte. Aujourd’hui, l’eau est agitée d’un petit clapotis, peu dangereux. Un sentier raide et rendu glissant par la pluie nocturne mène au sommet.
Pour déjeuner, nous nous arrêtons sur le petit parking au SalgjerhØj, où se situe le point culminant de Mors, sur un tumulus datant de l’âge du bronze, d’une altitude de 89 m – on ne rigole pas ! – et d’où la vue à 360° porte sur la majeure partie de l’île. Un pic … arrondi surmonté d’une pierre.
Notre guide annonce qu’il est possible de voir les 24 clochers sur les 32 que compte l’île. Nous n’en voyons pas un seul … Mais peut-être fait-il trop « grisailloux » ce jour-là ? La vue s’étend quand même jusqu’au continent.
Côté terre des collines douces où paissent les vaches.
Et toujours des buissons de rosa rugosa et en plus ici du chèvrefeuille.
L’étape suivante nous mène à la falaise de Feggeklit, endroit où Hamlet aurait tué son oncle et son beau-père. Elle semble comme posée au bord de la digue qui mène au ferry.
Pas de possibilités de parking mais il y a si peu de circulation que nous nous arrêtons à plusieurs reprises sur la route pour prendre des photos.
La falaise, abrupte côté fjord,ondule côté terre, comme façonnée par le vent. Les arbres qui la couronnent épousent la pente.
Par la route 581, nous rejoignons Nykøbing, principale ville de l’île. La moitié des îliens y résident. Pas de problème de stationnement et nous arrivons rapidement dans la rue principale. Ici aussi, c’est le grand déballage.
La ville n’est pas aussi propre que toutes celles vues précédemment. Premier tag …
A l’OT, située sur le port, l’hôtesse ne parle qu’anglais. Je récupère néanmoins un plan de la ville. Une affiche propose une demi-journée dans le fjord et sur l’ile de LivØ à la rencontre des phoques. Ma photo d’hier n’est donc pas un mirage !
Pourtant situé sur la célèbre route des marguerites, la ville n’a pas grand charme. L’imposante église en briques rouges est quelconque.
Le cloître de Dueholm édifié en 1371, a été détruit à la réforme. Seul le moulin à eau a été restauré et transformé en musée historique.
Nous revenons au camping-car bien fatigués. Nykøbing ne sera pas notre meilleur souvenir du Danemark !
Le camping que nous choisissons à Sevel nous fait revenir sur le continent, sur la presqu’ile de Salling.
C’est le grand luxe : piscine et connexion par hotspot. Super … du moins pour internet car pour la piscine, c’est loupé ! La température du jour avoisine les 16°. Frais par rapport à dimanche où nous avions 32° !
Nous passons la soirée à surfer et j’en profite pour créer un blog concernant notre voyage. Ce sera plus simple que d’envoyer notre compte-rendu par mail. Le fonctionnement de nos boîtes aux lettres reste toujours aléatoire.